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Pressed Chair

Pressed-Chair

La Pressed Chair du designer Harry Thaler est conçue à partir d’une tôle d’aluminium de 2,5 mm d’épaisseur, qui est découpée puis, comme le nom de l’objet l’indique, simplement pressées.
Il en résulte un objet léger et aux lignes tendues, mono-matériau, simple sans être simpliste, dont les quelques courbes et renfoncements consolident la structure.
Dans la même optique, le designer a également conçu un tabouret, réalisé à partir des chutes de la chaise. Celui-ci est composé de trois morceaux de tôle, réunis par des vis.

La Pressed Chair appartient à la sélection du Tent London Tent Selects, un programme ayant pour objectif de présenter le travail de jeunes designers à « fort potentiel », notamment en leur offrant, le temps du London Design Festival, une vitrine pour présenter leurs recherches et rencontrer des industriels ou des journalistes.
Source: design-milk.com.

September 09, 2010

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Check

Check

Editée par ENO et conçue par la designer Véronique Maire, la patère Check disparaît derrière les vêtements qu’elle accueille ou révèle, une fois ceux-ci enlevés, un miroir permettant de jeter un dernier coup d’œil à sa tenue avant de sortir. Une idée simple et efficace, témoignant d’un regard attentif porté à nos comportements quotidiens.

Réalisé en fonte d’aluminium, Check se décline en deux finitions : gris clair ou peinture noire texturée.

September 08, 2010

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Nendo: nouvelles pièces

Nendo-nouvelles-pices

Le designer japonais Nendo présentera, à la fin du mois, quelques uns de ses travaux récents à Londres.
La série que nous dévoilons ici, intitulée Outlines, est constituée de fines lignes légères et noires, rappelant les traces d’un croquis dessiné à main levée dans l’espace. Un travail sur la simplification des volumes, réduits à leur essentiel, se rapprochant selon le designer de la calligraphie japonaise.

L’exposition se déroulera à la Galerie Saatchi, du 20 septembre au 31 octobre.
Photos © Masayuki Hayashi.

September 07, 2010

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Guide pratique du métier de designer

Guide-pratique-du-mtie...

Dominique Serrell, fondatrice de l’agence Terre Nuages, expert et consultante en management de projets, vient de livrer un synthétique et essentiel petit ouvrage, édité par le VIA, et intitulé Guide pratique du métier de designer.
En un peu plus de 70 pages, celui-ci regroupe, spécialité par spécialité (design de produit, d’espaces…), un large ensemble de démarches et conseils utiles au jeune créateur qui se lance comme au confirmé: quel statut choisir, comment facturer, comment protéger sa création, etc.
Très clair, pédagogique et agréable à consulter, celui-ci se révèlera un outil indispensable à quiconque souhaite en savoir plus sur l’aspect administratif et légal de ces métiers.
Guide pratique du métier de designer, Dominique Serrell, éditions VIA 2010, 72 pages, 10 euros.
A noter que cet ouvrage est également téléchargeable gratuitement sur le site du VIA.
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Quelques pages intérieures:

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Sommaire de l’ouvrage :
I. Les cadres statutaires de l’exercice de la profession de designer
1. Choisir un code d’activité
2. Choisir un statut juridique et fiscal
II. Schéma général d’intervention d’une mission design (pratiques usuelles)
1. Le produit
2. Scénographie/Création événementielle/PLV
3. Architecture d’intérieur
4. Autres champs de l’activité du designer
III. Protéger la création
1. La protection par le droit d’auteur
2. La protection par le dépôt
IV. Exploiter la création
1. La propriété intellectuelle: propriété littéraire et artistique et propriété industrielle
2. Conditions d’exploitation de la création
3. Les types de contrat
V. Glossaire
VI. Adresses utiles
VII. Bibliographie

September 07, 2010

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Librespiral

Librespiral

Conçu par Gerardo Mari pour Danese, Librespiral est un ensemble de modules d’étagères, pouvant être combinés verticalement.
Réalisés en tôle laquée, ces éléments sont adaptés à un usage domestique ou professionnel. Ils se déclinent en plusieurs coloris (blanc, noir et orange), et peuvent générer des meubles de différentes hauteurs, tournant autour d’une structure centrale. Leur positionnement, en quinconce, permet de plus différents types de rangements, verticaux ou horizontaux.

September 06, 2010

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Design à voir, lire ou écouter

Design-voir-lire-ou-co...

Des idées, des découvertes, des projets édités ou publiés, des textes ou articles parus dernièrement, sur ce site ou ailleurs. A lire, à voir ou à écouter… et à découvrir ici.
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A voir

» Plus de design à voir
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A lire ou écouter
Une interview du designer Fred Rieffel (via larevuedudesign).
Meubles et décors des années 80, une critique du livre d’Anne Bony par Cécile Tajan (via larevuedudesign).
Philippe Starck parle de design thinking et de recherche en design (via designetrecherche).
Death to Design Awards, un article de Maria Popova opérant une critique en règle des prix et récompenses de design, et appelant à d’autres critères de sélection, basés notamment sur l’impact des projets et leur fonction sociale (via designobserver).
Le ministère de l’industrie vient de mettre en ligne la très complète étude relative à l’économie du design en France, qu’il avait commanditée. Le texte complet est accessible ici (près de 200 pages), et une courte synthèse de 8 pages ici.
Solving complex problems through design, un excellent article de Steve Baty sur la capacité du design à résoudre des problèmes complexes (via interactions).
Le design industriel, un outil essentiel! (Partie1), une vidéo promotionnelle sur le design industriel réalisé par le Gouvernement du Québec dans les années 1990.
» Plus de design à lire ou écouter
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Brèves
Ikea se lance dans la vente d’objets d’occasion (via newsfeed.time.com).
Séoul remporte la première place aux IDEA 2010 du Brésil (via capital.fr).
Apple vient de signer un accord avec la société LiquidMetal, afin d’avoir l’exclusivité de son alliage métallique amorphe (élastique, solide, léger, résistant à l’abrasion et à la corrosion, bio-compatible…) dans les domaines de la téléphonie mobile et de l’informatique (via materio).
Designers interactifs vient de lancer une version totalement refondue de son site web, avec un magazine sur le design numérique, un site d’offres d’emploi dédiées, un site de ressources, un annuaire du design numérique… Le tout est à découvrir sur designersinteractifs.org.
A voir: le collectif Sismo designers propose une visite virtuelle de l’exposition « L’objet du design » qu’ils avaient coordonnée à la Cité du design de Saint-Etienne. C’est sur lobjetdudesign.com.
» Plus de brèves…

September 04, 2010

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Scooters au Mude Musée du Design

Scooters-au-Mude-Muse-...

Par Jean-Louis Fréchin.
Le Musée de la mode et du Design de Lisbonne présente actuellement une très belle exposition sur les Scooters.

Scooter Mors, design par Jean Henri Labourdette.

Scoot toujours….
Le scooter est né en Italie de la reconversion par Paggio d’un stock de démarreurs de moteur d’avions et de roues de trains d’atterrissage après la guerre en 1946. Véhicule économique, plus proche de la voiture que de la moto, il reçoit le nom de Vespa, « guêpe » en italien. Il est bientôt suivi par Innocenti, entreprise métallurgiste, avec le Lambretta…
Pas très stables, capables de transporter deux personnes et des bagages, et faciles à utiliser, de silhouette séduisante, ils remportent un immense succès à la fin des années 50, permettant l’accès à la mobilité notamment aux femmes et aux jeunes filles.
Montrer, Mostra
L’exposition au Musée de Lisbonne MUDE est réussie à plusieurs égards.
Elle est basée sur la collection exceptionnelle d’un « amateur » portugais, Joao Seixas. Sa passion l’a conduit à constituer cette collection de Scooters vendu ou importé pour la plupart d’entre eux au Portugal. A partir de souvenir, des importations sur le marché portugais, la dimension nationale est donc présente, elle tisse un fil avec l’histoire du pays et des gens. Joao Seixas, homme de culture a bien connu l’icône du design portugais: Daciano da costa que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’une conférence sur l’avenir des deux roues au Portugal…, il y a une quinzaine d’années.
Cette exposition est aussi une histoire industrielle anglaise, allemande, française et surtout italienne mais aussi belge, portugaise, tchèque, américaine et allemande de l’est.
La route
La scénographie de l’architecte Frederico Valssassino est de qualité, signée et créditée. (Ce n’est pas toujours le cas dans les expositions vu cet été à Lisbonne). C’est une scénographie d’architecte: simple, routière et presque brutale (une qualité dans le contexte du Bâtiment).

Hercules, Le designer Louis Lepoix étaient dans mon jury de Diplôme.
« Là vai ela, formosa e segura »
Le catalogue est de qualité et bien documenté. On y trouve textes de fonds, images d’archive et de publicités. La collection est très bien photographiée. On est au-delà du livre spécialisé d’amateur d’auto ou d’engin mécanique. C’est à un catalogue de références que l’on a affaire.
On peut cependant regretter une approche partielle du sujet; les questions historiques, d’usages, culturelles, poétiques, littéraires et sociales du scooter sont classiquement présentées. Mais on pourrait regretter l’absence de propos sur les marques, l’industrie et l’économie, ce qui est troublant pour une exposition dans un musée de Design.
L’exposition nous montre parfaitement que s’ils ne sont pas technologiquement exceptionnels, la prolifération de scooters dans les années 50 et 60 ans illustre vraiment ce qu’est l’innovation. Il est saisissant de voir ces scooters parfois issus de marques très petites, investir dans des outillages de tôleries conséquents ou à l’inverse produit par des carrossiers de luxes (Labourdette). Cela foisonne à l’inverse des concentrations d’aujourd’hui. Parce que Français, je suis saisi du dynamisme de ces marques oubliées: Mors, Bernardet, Terrot, Motobecane, Solex, seul Peugeot continue l’aventure de nos jours.
On peut également apprécier talent « naïfs et frais » de ces designers, carrossiers ou illustrateurs oubliés: Louis Lepoix, Brissonet, Labourdette ou Geo Ham. Bien sur le maitres italiens sont présents, et notamment Lambretta.

J’aime particulièrement ce scooter français Mors Speed avec son design essentiel (NoDesign). Il est proche des modèles « Ruckus » de Honda présent au Japon et en Europe.
Histoire de collection(neurs)
Le Mude, c’est-à-dire la Musée qui accueille cette exposition, est constitué d’un fond légué par un collectionneur exceptionnel: Francisco Capello. Cette collection est constituée de vêtement de haute couture dont beaucoup de pièces françaises et de mobiliers parmi les plus remarquables (dont un sofa de Matta étonnant).
Cette collection errante a été chassée de son précèdent lieu d’exposition le Centre Culturelle de Belem, par l’installation d’une collection d’art contemporain privé (Berardo). Encore une tension entre l’Art et le Design, tout un symbole.
La Mairie de Lisbonne a recueilli cette collection et lui a trouvé un écrin à sa hauteur, une ancienne banque, dont l’intérieur est à l’entre-deux d’un style année 60 institutionnel et d’un chantier non terminé. (imaginez cela à l’ancienne bourse de Paris).

MUDE-Banco UltraMarino.

Source Industriais culturias.
Le Mude, dirigé par Barbara Coutinho est doté d’une magnifique collection. Il nous prouve avec cette exposition « Scooter, là vai ela, formosa e segura » qu’il sait produire des expositions de qualités. La principale de ces qualités est son enracinement dans le contexte portugais. Ce qui est une gageure dans ce pays qui n’a possédé qu’une petite fabrique de Scooters « Casal ».
Cette façon contextuelle d’ancrer le design dans la vie et le souvenir des gens est un hommage au Design.
On est ici à mille lieues de l’ambitieuse Expérimenta Design, la biennale « Show » qui tente de promouvoir un design de « curator » hors du contexte portugais. Barbara Coutinho réussi donc ici une magnifique démonstration du rôle possible d’un musée de design. Bravo à son équipe.
J’ai pu faire quelques photos volées, c’est interdit… Une très aimable jeune fille ma grondé. Elle connaissait le Lieu du Design… et m’a donné les contacts pour pouvoir faire un reportage photographique. Tout étant sur internet, j’ai procédé autrement. Mais je n’ai pu résister à poster les photos volées de mes modèles préférés, qu’elle m’en excuse.

Scooters em exposição no MUDE from Câmara Municipal de Lisboa on Vimeo.
Dans les rues de Lisbonne
On voyait à Lisbonne dans les rues, des scooters assez incroyables, notamment des Heinkel Tourist, Lambretta, Piaggo et autre Casal Made in Portugal dans les rues de Lisbonne au long des 26 ans que je viens ici.

Vespa – Buick

Scooter Casal

Heinkel Tourist – doca de Santo Amaro

Heinkel Tourist – Lisboa

La Revue du Design remercie Jean-Louis Fréchin, qui nous a autorisés à publier cet article, par ailleurs paru sur le site nodesign.net.

September 03, 2010

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Trame

Trame

Inga Sempé vient de dévoiler le miroir intitulé Trame, édité par Domestic, et qui sera présenté lors du prochain salon Maison&Objets.
Fragmentant l’image, le miroir offre une un reflet démultiplié et graphique. Il interroge nos perceptions, nous faisant hésiter quant à l’image que l’on voit: est-ce un reflet, une vue vers un espace « intérieur »?

Combinaison de deux miroirs Trame.

Combinaison de quatre miroirs Trame.

Détail.
Trame est réalisé en PMMA auto-adhésif, et mesure 40 x 50 cm.
Il sera présenté sur le stand Domestic (J51) du prochain salon Maison&Objets, du 3 au 7 septembre prochain.

September 02, 2010

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Interview: Fred Rieffel

Interview-Fred-Rieffel

Pour initier cette nouvelle rubrique composée d’interviews de créateurs, c’est Fred Rieffel, un designer dont nous avons déjà évoqué le travail à plusieurs reprises sur ce site, qui répond à nos questions.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre formation et votre parcours professionnel?
J’ai démarré mes études par un BTS en architecture d’intérieur, puis je suis passé par la FAC d’arts appliqués avec une licence et une maitrise.
Après avoir travaillé quelques temps avec deux camarades de fac, je me suis installé en indépendant en 1998. Depuis, je développe des projets pour ARFA, Cinna, RocheBobois, Sif, Rodet, et j’ai aussi collaboré avec Habitat et Pianca en Italie.
La plupart de mes rencontres avec mes éditeurs ont eu lieu à Milan, et par démarchage spontané.
Sur quel(s) sujet(s) travaillez-vous en ce moment?
– 3 tables basses à venir début 2011, des histoires de mouvement et jeux graphiques….
- 1 fauteuil en bois
- une médiathèque (à livrer le 18 septembre prochain)
- la maison des adolescents de Strasbourg (en chantier)
- en concurrence pour l’aménagement de l’accueil du FRAC Alsace
- des projets personnels
- le projet de bibliothèque « rézo » retenue pour les aides à projets du VIA 2011
Combien de personnes compte votre agence?
Je travaille souvent seul, mais je suis parfois assisté d’un jeune designer quand la masse de travail est trop lourde, et sur des questions de graphismes ou de signalétique.
Quelle est votre méthode de travail habituelle?
L’intuition, le dessin, la réflexion, le calme avec un fond de musique, Jazz, électro…
Je cherche plus particulièrement à imaginer des pièces durables qui peuvent apporter quelque chose de nouveau en matière d’usage ou de confort.
Les contextes pour la création sont assez variés, soit c’est une demande de l’un de mes éditeurs pour un produit particulier, soit un projet d’espace peut donner naissance à un mobilier spécifique qui sera édité par la suite. La plupart du temps, je cherche dans mon coin des choses, puis je les propose à mes éditeurs, comme le fait un écrivain.
Fréquentez-vous les blogs et sites Internet consacrés au design, et si oui lesquels?
Je ne suis pas un gros surfeur, je trouve qu’il y a trop de projets virtuels, et trop de choses sans intérêt qui circulent sur la toile. Je préfère visiter les sites des éditeurs avec qui je souhaiterais collaborer comme ARPER, Offect, Hay…
Y a-t-il un ou plusieurs designers, ou créateurs, qui vous inspirent au quotidien?
Bien sur le couple Eames reste une référence incontournable pour moi. J’apprécie également beaucoup Alfredo Aberli, Konstantin Grcic… pour leur rigueur et leur univers.
Dans le domaine artistique, j’aime les photos d’Andreas Gursky, les installations du jeune Loris Gréaud, ou encore le travail de Kawamata. La liste pourrait être longue… Mais je puise essentiellement mes idées par le dessin et par des moments propices à la création, comme le soir, à la lumière de ma lampe de bureau.
S’il y avait une chose à changer dans le design?
Le regard que portent certains magazines sur le design qui cherche trop souvent à promouvoir une image spectaculaire au détriment d’un parcours, d’un projet.
Je pense que l’on devrait ralentir le cycle effréné des collections, revenir à des objets plus durables. Quand on voit le nombre de nouveautés présentées à Milan, il y a de quoi avoir le vertige.
Quelle est la commande que vous aimeriez vous voir confier?
A vrai dire je ne sais pas, quelque chose qui me permettrait de traiter un nouveau domaine. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi…
De votre point de vue, le métier de designer est-il enviable aujourd’hui?
Oui, si c’est pour produire du mieux et avec des matériaux respectueux de notre environnement, mais pas si cela se résume juste à faire de nouvelles choses en plus (Bernard Stiegler: « il existe beaucoup d’inventions qui ne produisent aucune innovation »). Nous vivons à la fois une période de crise (nécessaire) et une nouvelle ère dans l’utilisation des matériaux, donc du travail en perspective pour les designers.
De manière générale, je considère cette activité comme une passion avec laquelle on vit jour et nuit, et je pense que le designer peut induire de nouveaux comportements à l’attention des industriels et des consommateurs.
Pour finir, un livre, un site Internet, un film, une découverte récente… que vous auriez envie de partager avec nous?
La VitraHaus à Weil am Rhein, de Herzog et De Meron, lieu magique rempli d’incontournables du design (Eames, Bouroullec….), une vraie expérience de perception spatiale. Mais aussi l’exposition « Chef d’oeuvres » à Pompidou Metz, où je suis resté scotché devant le monument à la 3e internationale de 1919 de Tatline, que j’avais étudié pendant mes études.
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Quelques projets de Fred Rieffel :
« Arcachon », projet de meuble:

Etude pour une chaise avec dossier en mousse injectée pour Baumann:

Fauteuil de maison de retraite pour Baumann (sortie début 2011):

Multiblock, projet de rangement 2009:

« Spline », table basse en dacacryl, éditée chez RocheBobois:

Photos et visuels © Fred Rieffel.
Pour en savoir plus: le site de Fred Rieffel.

September 01, 2010

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Meubles et Décors des années 80

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Par Cécile Tajan.

Entre Anne Bony et les Éditions du Regard, c’est l’histoire d’une indéfectible entente à l’origine de deux célèbres collections, « Les Années… » et « Meubles et Décors », auxquelles préside la même ambition de livrer par décennie une vision globale de l’actualité artistique au XXème siècle. Cette aventure a commencé au début des années 80 et, depuis trente ans, les nombreux volumes de ces deux collections se déploient sur les rayonnages des libraires, s’imposant un à un comme ouvrages de référence. Le projet était titanesque et Anne Bony a aujourd’hui réussi la gageure de donner à découvrir tout un siècle de création artistique.
Son dernier livre est consacré aux meubles et aux décors des années 80. À la lumière du contexte d’une époque qui voit triompher une société de la communication, évoqué sans doute trop brièvement mais avec justesse dans l’introduction, l’auteur propose de dresser un panorama de la scène internationale des arts décoratifs. Elle s’appuie pour cela sur les portraits des créateurs majeurs de la période, réunis au sein de chapitres thématiques.
La décoration, un art de vivre
L’ouvrage aborde dans un premier temps l’art de la décoration d’une décennie que caractérise, selon Anne Bony, un retour à la tradition du luxe et du bel artisanat. C’est ce que le lecteur découvre au travers de l’œuvre de Jacques Grange, Alberto Pinto ou encore de Jacques Garcia, célèbres ambassadeurs d’un certain faste grand siècle. Outre-Atlantique, on observe un retour à la tradition des années 40 avec les décorateurs Bruce Gregga et Mario Buotto qui se plaisent à réinterpréter les grands styles historiques.
Anne Bony met également en lumière un style à l’élégance contemporaine, qui s’impose alors en France comme le nouveau décor des lieux de la mode, des affaires, de la publicité ou de la culture. Comme elle le souligne très justement, dans les années 80, les espaces publics deviennent « les nouveaux paquebots de la création ». L’action culturelle menée par François Mitterrand et son ministre de la Culture Jack Lang s’impose comme « une arme politique », « le symbole de la puissance économique et culturelle d’un pays ».
C’est alors le temps des grandes commandes parmi lesquelles le réaménagement de la gare d’Orsay par Gae Aulenti et la modernisation des appartements privés de l’Elysée qui réunit quelques-uns des principaux designers de la scène française contemporaine: Marc Held, Ronald-Cecil Sportes, Philippe Starck, Annie Tribel et Jean-Michel Wilmotte. Dans le secteur privé, on use de la même façon de la décoration comme mode de communication. Christian de Porzamparc se voit confier la décoration du Café Beaubourg, Philippe Starck celle du Café Costes, deux véritables lieux iconiques des années 80.
Par une succession de courtes biographies, l’auteur présente un à un les décorateurs marquants de la période. Peu à peu, la scène française se dessine: Patrick Naggar, Yves Taralon, Didier Gomez, Frédéric Méchiche, etc. L’auteur met également en avant la place grandissante occupée par les femmes dans le domaine de la décoration avec l’arrivée de fortes personnalités telles qu’Andrée Putman, Agnès Comar, Rena Dumas ou Marie-Christine Dorner.
Ce premier chapitre s’achève par un aperçu de la création en Angleterre et en Espagne. L’une où la rupture provoquée par le mouvement punk de 77 a donné naissance à un art de la décoration au ton décapant; l’autre, qui après l’ère du franquisme se reconstruit et développe une grande créativité pleine de fantaisie, la Movida, notamment à Barcelone, alors stimulée par la perspective des Jeux Olympiques de 92.
À vouloir présenter les décors des années 80 aussi bien en France qu’à l’étranger, on regrette que cette première partie, d’une quarantaine de pages, soit si succincte sur le fond bien que généreusement illustrée. Cela offre un intéressant panorama de la création de l’époque en matière de décoration, mais le lecteur a cependant parfois l’impression de parcourir un dictionnaire des décorateurs auquel il manquerait, malgré les lignes introductives, une analyse approfondie du climat esthétique de la période.
Le mobilier des années 80: une éruption libératrice
La seconde partie du livre est consacrée au mobilier. Ici, le principe d’une classification thématique dans laquelle viennent s’intégrer les portraits des créateurs permet à l’auteur de mettre en évidence et de rendre intelligible l’incroyable richesse créative d’une époque placée sous le signe de la liberté et de l’ouverture, d’une époque qui retrouve le goût de l’exception et tourne définitivement le dos au fonctionnalisme. On regrette seulement de ne pas trouver un dialogue plus étroit entre l’iconographie et le propos de l’auteur. Reproche que l’on pourrait d’ailleurs faire à l’ensemble de l’ouvrage.
Durant les années 80, les regards convergent vers l’Italie où le groupe milanais Memphis, dominé par la figure d’Ettore Sottsass, s’immisce dans le domaine des plasticiens et imagine un nouveau cadre de vie hautement coloré. Dans le même temps, Gaetano Pesce dispense une vision humaniste du design et tente avec sa table Sansone ou ses chaises Dalida de combattre l’uniformité du mobilier de série.
En Espagne, une nouvelle génération d’artistes, bien décidée à se libérer du poids de l’histoire, développe une conception ludique et ironique du meuble, qu’illustrent les pièces de Javier Mariscal ou de Studio Per. Le nouveau design allemand, représenté par les groupes Kunstflug ou Pentagon, s’affranchit quant à lui du dictat du Bauhaus.
En Angleterre, Ron Arad développe l’esthétique « bunker », Tom Dixon crée un « mobilier sauvage artisanal », Marc Newson imagine des meubles en fer martelé et riveté.
La scène française est elle aussi particulièrement active et offre des approches multiples du design, tout autant opposées que complémentaires. Dans la mouvance de Memphis, le groupe Totem secoue la tradition et diffuse un mobilier plein d’humour et de poésie. Les Français aiment encore réinterpréter les références de l’histoire des arts décoratifs et renouer avec l’artisanat d’art. Ainsi, pour Garouste et Bonnetti, André Dubreuil ou Olivier Gagnère le passé appartient au présent, qu’il soit baroque, classique ou même primitif.
En marge de cette mouvance post-moderniste, l’ouvrage présente une jeune génération de designers, parmi lesquels François Bauchet et Martin Szekely, à la recherche d’une nouvelle approche de la fonctionnalité du meuble. Dans une époque marquée par une grande perméabilité entre les différents domaines artistiques, l’auteur met également en avant la place grandissante prise par les plasticiens et plus encore par les architectes qui développent un mobilier aux lignes épurées à l’instar de Jean-Michel Wilmotte dont la chaise Palais Royal (1986) a été choisie pour la couverture de l’ouvrage. Si le design prend alors manifestement le chemin de l’aristocratisation, ce livre met aussi en lumière les initiatives d’enseignes comme Ligne et Roset en faveur d’un mobilier signé et démocratique.
Bouillonnante du point de vue de la création, la décennie 80 est aussi rythmée par de multiples actions de promotion, d’échanges et de diffusion menées en faveur du meuble contemporain que l’auteur s’est attaché à présenter (salons, expositions, publications, production, mécénat etc.). L’objet se voit récupéré comme mode de communication et le designer propulsé au rang de star par les médias. Anne Bony nous le rappelle: les années 80 c’était aussi la naissance du « Starck system ».
Depuis peu, le design des années 80 semble sortir du purgatoire et revient avec force sur le devant de la scène. On a assisté à la vente du mobilier de Garouste et Bonnetti pour les salons de la maison Christian Lacroix, célébré les 25 ans d’ »En Attendant les Barbares » à travers une exposition à la galerie éponyme et il est encore temps de découvrir l’exposition en hommage à l’œuvre de Michele De Lucchi, co-fondateur de Memphis, au Musée des Arts décoratifs de Bordeaux.
L’ouvrage d’Anne Bony arrive ainsi à point nommé. Concis et abondamment illustré, il aurait sans doute mérité une bibliographie plus étoffée à l’attention des lecteurs qui souhaiteraient approfondir un sujet qui se révèle passionnant. Il participe cependant efficacement à ce mouvement de redécouverte du mobilier des années 80 et devrait amplement contribuer à sa réhabilitation. Une fois encore, Anne Bony signe un ouvrage incontournable.
« Meubles et décors des années 80″, par Anne Bony. Editeur: Le Regard.
Historienne de l’art, Cécile Tajan se spécialise en art du 20ème siècle au cours de ses études universitaires et s’intéresse tout particulièrement aux arts appliqués. Après un détour à l’Ecole du Louvre dont elle sort diplômée en 2004, elle rejoint l’université de Paris IV Sorbonne et présente un travail de Maîtrise consacré à la scission entre la Société des artistes décorateurs (SAD) et l’Union des artistes modernes (UAM). Aujourd’hui, elle parachève, sous la direction de Barthélémy Jobert, une thèse de Doctorat sur le décorateur Jacques Adnet et la Compagnie des Arts Français. Elle collabore également depuis 2005 avec la maison de ventes aux enchères Artcurial en assurant documentation et recherches pour les ventes d’Art Déco.
Cette critique est également parue sur le site nonfiction.fr.

August 31, 2010

from: La-Revue-du-Design

Cheeky Boxes

Cheeky-Boxes

Conçues par Lucie Koldová du studio de design tchèque Process, les Cheeky Boxes sont des modules de rangement pouvant être combinés de multiples façons.
Si le concept n’est pas nouveau, le décalage apporté par le coté en biseau de chaque module permet un ensemble de montages assez intéressants.

Photos © Kristina Hrabětová.
Sources: process.cz, medesignmag.com.

August 30, 2010

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Just Married

Just-Married

Le studio de design milanais Studio Klass a récemment dévoilé sa série de lampes intitulée Just Married, consistant en une combinaison d’un capuchon en céramique, relié à trois diffuseurs en feutre par de fins fils rouges.
Les contraires s’attirent (“Opposites attract (although they are forced)“) affirment ainsi Maturo Marco et Alessio Roscini pour expliquer leur désir d’associer ces différents matériaux.

Photos © M. Coppola et A. Cibin.
Sources: studioklass.com, stilsucht.de.

August 27, 2010

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